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(Barrès) Très soucieux de sa personne et toujours admirablement vêtu, avec tout à la fois une grande élégance et une sorte de négligence apprêtée.
[ Feuillets d'automne (1949) ]
André Gide
(Le protestant) ne voyait dans le mal que l'absence du bien, tout comme dans l'ombre l'absence de lumière.
[ Dostoïevsky (1923) ]
André Gide
(Suarès) ne fait point effort pour se grandir, ni pour enfler sa voix, mais pas non plus pour se réduire et se ramasser; la moindre pensée s'amplifie de tous les échos qu'elle éveille en sa grande âme.
[ Feuillets d'automne (1949) ]
André Gide
... choisir, c'était renoncer pour toujours, pour jamais, à tout le reste et la quantité nombreuse de ce reste demeurait préférable à n'importe quelle unité.
[ Les Nourritures terrestres (1897) ]
André Gide
... de même celui qui se croit simple se simplifie, celui qui se croit compliqué se complique.
[ Préface aux Essais I de Montaigne ]
André Gide
... le bonheur de l'homme n'est pas dans la liberté, mais dans l'acceptation d'un devoir.
[ Préface à Vol de nuit de Saint-Exupéry ]
André Gide
... ne cherche pas, dans l'avenir, à retrouver jamais le passé.
[ Les Nourritures terrestres (1897) ]
André Gide
... un cinéma public, en plein air, chargé d'achalander les cafés.
[ Journal, 19 août 1930 ]
André Gide
A lire Valéry on acquiert cette sagesse de se sentir un peu plus sot qu'avant.
[ Journal 1939-1949 Souvenirs, 17 juillet 1941 ]
André Gide
Abruti! C'est malin ce que tu as inventé là!
[ Les Caves du Vatican (1914) ]
André Gide
Ah! jeunesse - l'homme ne la possède qu'un temps et le reste du temps la rappelle.
[ Les Nourritures terrestres (1897) ]
André Gide
Ah! qui délivrera mon esprit des lourdes chaînes de la logique? Ma plus sincère émotion, dès que je l'exprime, est faussée.
[ Les Nouvelles Nourritures (1935) ]
André Gide
Athman, pris de lyrisme, quitte son burnous, assujettit sa gandourah et fait la roue au clair de lune.
[ Journal, Feuilles de route, 1896 ]
André Gide
Attendre Dieu, c'est ne comprendre pas que tu le possèdes déjà. Ne distingue pas Dieu du bonheur et place tout ton bonheur dans l'instant.
[ Les Nourritures terrestres (1897) ]
André Gide
Attends tout ce qui vient à toi; mais ne désire que ce qui vient à toi. Ne désire que ce que tu as. Comprends qu'à chaque instant du jour tu peux posséder Dieu dans sa totalité. Que ton désir soit de l'amour, et que ta possession soit amoureuse.
[ Les Nourritures terrestres (1897) ]
André Gide
Au piano, une animation quasi-céleste le transfigurait.
[ Si le grain ne meurt (1926) ]
André Gide
Autre bel exemple d'anacoluthe: «L'homme est ainsi fait, qu'à force de lui dire qu'il est un sot, il le croit.» (Pascal.) Il faudrait, logiquement: «qu'à force de s'entendre dire qu'il est un sot...».
[ Journal 1939-1949 Souvenirs, 7 mars 1943 ]
André Gide
Avec qui l'homme se consolerait-il d'une déchéance, sinon avec ce qui l'a déchu?
[ Saül ]
André Gide
Barrès n'aidait guère à s'épanouir et à se manifester des personnalités différentes de la sienne.
[ Feuillets d'automne (1949) ]
André Gide
Beauté de ce tissage où même la matière première est indigène et que rien ne vient adultérer.
[ Voyage au Congo (1926) ]
André Gide
C'est en renonçant à sa divinité que le Christ vraiment devient Dieu. Et, réciproquement, en se renonçant dans le Christ Dieu se crée.
[ Les Nouvelles Nourritures (1935) ]
André Gide
C'est le propre d'un chef-d'oeuvre: être exclusif; faire croire inférieure toute autre forme de beauté.
[ Journal 1889-1939, 15 décembre 1895 ]
André Gide
C'est le propre de l'amour ... d'être forcé de croître, sous peine de diminuer.
[ Les Faux-Monnayeurs (1925) ]
André Gide
C'est nécessairement «sur l'aile» que se fait un virage; non point sur les ailes, mais sur une aile spécialement.
[ Journal, 1941 ]
André Gide
C'est par nous que Dieu s'obtient.
[ Journal ]
André Gide
C'est presque toujours par vanité qu'on montre ses limites - en cherchant à les dépasser...
[ Journal 1889-1939, 27 juillet 1922 ]
André Gide
C'est quand on se dit: «plus un jour à perdre!» qu'on emploie le plus stupidement son temps. Rien d'excellent ne se fait qu'à loisir.
[ Journal 1939-1949 Souvenirs, 19 janvier 1946 ]
André Gide
C'est souvent lorsqu'elle est le plus désagréable à entendre qu'une vérité est le plus utile à dire, et lorsqu'elle risque de rencontrer l'opposition la plus vive. Mais il y a souvent péril à ne point souffler dans le sens du vent.
[ Journal 1939-1949 Souvenirs, 5 juillet 1944 ]
André Gide
C'est un art de contempler ce que les ans nous apportent plutôt que ce dont ils nous privent.
[ Les Cahiers de la Petite Dame (1973), Tome IV ]
André Gide
C'est un devoir que de se faire heureux.
[ Journal 1889-1939, Avril 1893 ]
André Gide
C'est un grand souci que de penser.
[ Les Nourritures terrestres (1897) ]
André Gide
C'est un lot de produits avariés qui n'a pu trouver acheteur sur le marché de Bordeaux.
[ Voyage au Congo (1926) ]
André Gide
C'est un vase informe (le mot DIEU) à parois indéfiniment extensibles, qui contient ce qu'il plaît à chacun d'y mettre, mais qui ne contient que ce que chacun de nous y a mis.
[ Les Nouvelles Nourritures (1935) ]
André Gide
C'est une extraordinaire chose que le théâtre. Des gens comme vous et moi s'assemblent le soir dans une salle pour voir feindre par d'autres des passions qu'eux n'ont pas le droit d'avoir - parce que les lois et les moeurs s'y opposent.
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André Gide
C'est une grande sagesse que d'oser paraître imbécile mais il y faut un certain courage que je n'ai pas toujours eu.
[ Journal 1889-1939, 14 janvier 1912 ]
André Gide
C'est une sorte d'angoisse dont ne pourra triompher le sommeil sans adjuvants.
[ Voyage au Congo (1926) ]
André Gide
C'est une vaine ambition que de tâcher de ressembler à tout le monde, puisque tout le monde est composé de chacun et que chacun ne ressemble à personne.
[ Le Prométhée mal enchaîné ]
André Gide
C'était moins un sourire qu'une tranfiguration. Tout à coup ses traits s'animèrent; ce fut un éclairement subit ...
[ La Symphonie pastorale (1919) ]
André Gide
C'était une de ces tristes rues de province, sans magasins, sans animation d'aucune sorte, ni caractère, ni agrément.
[ Si le grain ne meurt (1926) ]
André Gide
Car le Paradis est partout; n'en croyons pas les apparences. Les apparences sont imparfaites: elles balbutient les vérités qu'elles recèlent; le Poète, à demi-mot, doit comprendre, puis redire ces vérités.
[ Traité du Narcisse (1892) ]
André Gide



