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André Gide, est un écrivain français né à Paris le 22 novembre 1869 et mort le 19 février 1951.
Volonté de liberté et d'affranchissement à l'égard des contraintes morales et puritaines, son œuvre s'articule volontiers autour de la recherche permanente de l'honnêteté intellectuelle. Comment être pleinement soi, jusqu'à assumer sa différence sexuelle, sans jamais démériter à l'égard de ses valeurs ? Ce pourrait être l'enjeu de l'écriture gidienne et la raison de son importance dans la première moitié du XXe siècle.
Gide décrit minutieusement son enfance et sa jeunesse, vécus dans une famille protestante, bourgeoise et aisée, marqués par de longues maladies, dans son ouvrage autobiographique Si le grain ne meurt. On y trouve des réflexions notamment sur la religion, la morale, l'éducation des enfants et la culture.
Gide est un temps attiré par le communisme : un voyage en URSS en 1936 en compagnie de Pierre Herbart, Jef Last, Louis Guilloux et Eugène Dabit, suffit à l'éclairer sur les réalités de la bureaucratie soviétique et il publie à son retour deux brûlots (Retour de l'URSS et Retouches à mon retour de l'URSS) qui consomment sa rupture avec le stalinisme. Cela ne l'empêche pas de poursuivre son engagement militant, contre le fascisme et en soutien à la révolution espagnole dès 1936, s'engageant notamment en 1937 dans la campagne en faveur des militants du Parti ouvrier d'unification marxiste.
Cet engagement, Gide l'a semblablement manifesté devant la colonisation française en Afrique, publiant un retentissant Voyage au Congo en 1927 et Les Faux-monnayeurs (1925), qui fut son seul roman, selon Gide lui-même.
Cet aspect politique de l'œuvre de Gide reste toutefois marginal : c'est par ses œuvres de création et plus encore par son œuvre autobiographique que l'écrivain a le mieux cherché à réconcilier les deux personnalités qu'une éducation rigoriste et une morale sociale trop étroite avaient divisées : l'homosexuel avide de jouissance finit sans doute par cesser de rougir devant le protestant austère et raffiné.
Tous deux s'accomplirent harmonieusement sous les yeux d'une époque qui ne pensait plus trop à s'en alarmer : qualifié de « contemporain capital » par André Malraux, André Gide a obtenu en 1947 le prix Nobel de littérature. Il meurt en 1951 et en 1952 l'Église catholique met son œuvre à l'Index.
Sa correspondance avec Paul Valéry comme avec Roger Martin du Gard a été publiée. La première montre un Gide très impressionné par la puissance, la seconde montre au contraire des rapports très cordiaux d'égal à égal. Toutes deux constituent d'importants documents pour comprendre cette époque.
Une annecdote sur André Gide :
François Mauriac a reçu peu de jours après la mort de Gide un télégramme ainsi rédigé :
"Il n'y a pas d'enfer. Tu peux te dissiper. Préviens Claudel. Signé André Gide"
Référence :
On a beaucoup ri d'un télégramme que Mauriac a reçu peu de jours après la mort de Gide et ainsi rédigé : "Il n'y a pas d'enfer. Tu peux te dissiper. Préviens Claudel. Signé André Gide"
(Julien Green / 1900-1998 / Journal 28 février 1951)
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Il y a certains mauvais sujets que rien n'amende.
[ Les Faux-Monnayeurs (1925) ]
Citations de André Gide
Livres de André Gide
Il y a d'admirables possibilités dans chaque être. Persuade-toi de ta force et de ta jeunesse. Sache te redire sans cesse: «Il ne tient qu'à moi.»
[ Les Nouvelles Nourritures (1935) ]
Citations de André Gide
Livres de André Gide
Il y a d'admirables préparatifs au sommeil; il y a d'admirables réveils; mais il n'y a pas d'admirables sommeils, et je n'aime le rêve que tant que je le crois réalité. Car le plus beau sommeil ne vaut pas le moment où l'on se réveille.
[ Les Nourritures terrestres (1897) ]
Citations de André Gide
Livres de André Gide
Il y a des maladies extravagantes - qui consistent à vouloir ce que l'on a pas.
[ Les Nourritures terrestres (1897) ]
Citations de André Gide
Livres de André Gide
Il y a sur terre de telles immensités de misère, de détresse, de gêne et d'horreur, que l'homme heureux n'y peut songer sans prendre honte de son bonheur.
[ Les Nouvelles Nourritures (1935) ]
Citations de André Gide
Livres de André Gide
Il y a toujours moins de courage à emboîter le pas qu'à se détacher d'un ensemble, lorsque ce détachement même loin de vous mettre à l'abri, vous expose.
[ Journal ]
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Livres de André Gide
Il y a, dans le renoncement à la joie, de la faillite et comme une sorte d'abdication, de lâcheté.
[ Les Nouvelles Nourritures (1935) ]
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Livres de André Gide
Ils sont rares, de nos jours, ceux qui atteignent la quarantaine sans vérole et sans décoration.
[ Les Faux-Monnayeurs (1925) ]
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Livres de André Gide
J'admire encore que ma mère m'ait laissé faire.
[ Si le grain ne meurt (1926) ]
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Livres de André Gide
J'admire toutes les formes de la sainteté (encore que certaines me soulèvent le coeur).
[ Ainsi soit-il ]
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Livres de André Gide
J'ai besoin du bonheur de tous pour être heureux.
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Livres de André Gide
J'ai compris à présent que, permanent à tout ce qui ce passe, Dieu n'habite pas l'objet mais l'amour; et je sais à présent goûter la quiète éternité dans l'instant.
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Livres de André Gide
J'ai écrit, ... ceci qui me paraît d'une évidente vérité: «C'est avec les beaux sentiments qu'on fait de la mauvaise littérature.» Je n'ai jamais dit, ni pensé, qu'on ne faisait de la bonne littérature qu'avec les mauvais sentiments.
[ Journal ]
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Livres de André Gide
J'ai horreur des repas solitaires, et le système des tables à trois m'agrée, car à deux l'on pourrait se disputer.
[ Le Prométhée mal enchaîné (1899) ]
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Livres de André Gide
J'ai le tempérament le moins batailleur, l'esprit le plus conciliant qui soient; mais devant la mauvaise foi j'ai grand mal à garder mon calme.
[ Journal, 23 juin 1924 ]
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Livres de André Gide
J'ai trop souvent permis à ma raison d'arrêter l'élan de mon coeur.
[ Les Nouvelles Nourritures (1935) ]
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Livres de André Gide
J'aime ceux qui ne savent pas trop pourquoi ils aiment, c'est qu'alors ils aiment vraiment.
[ Ainsi soit-il ]
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Livres de André Gide
J'appelais l'homme: l'animal capable d'une action gratuite.
[ Le Prométhée mal enchaîné (1899) ]
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Livres de André Gide
J'appelle symbole tout ce qui paraît.
[ Traité du Narcisse (1892) ]
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Livres de André Gide
J'appelle «journalisme» tout ce qui sera moins intéressant demain qu'aujourd'hui.
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Livres de André Gide
J'aurais voulu pleurer, mais je sentais mon coeur plus aride que le désert.
[ La Symphonie pastorale (1919) ]
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Livres de André Gide
J'avais besoin d'un poumon, m'a dit l'arbre: alors ma sève est devenue feuille, afin d'y pouvoir respirer. Puis quand j'eus respiré, ma feuille est tombée, et je n'en suis pas mort. Mon fruit contient toute ma pensée sur la vie.
[ Les Nourritures terrestres (1897) ]
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J'en tire le désir et déjà presque l'habitude d'une certaine braverie morale, un peu hargneuse, mais belle en somme, et la seule certainement capable de grandes choses.
[ Journal, 10 juin 1891 ]
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Livres de André Gide
J'espère que toute cette affaire va s'en aller en eau de boudin, être étouffée après quelques avertissements et sanctions sans esclandre.
[ Les Faux-Monnayeurs (1925) ]
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Livres de André Gide
Je cherchai donc dans le bottin un homonyme, qui peut-être attendait déjà. Mais mon nom n'est plus très porté; je vis, en feuilletant l'énorme livre, qu'il ne désignait plus que moi seul.
[ Le Prométhée mal enchaîné (1899) ]
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Livres de André Gide
Je crois à la vertu du petit nombre; le monde sera sauvé par quelques-uns.
[ Quelques mois avant sa mort. ]
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Livres de André Gide
Je crois que l'homme est incapable de choix et qu'il agit toujours cédant à la tentation la plus forte.
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Livres de André Gide
Je fais raconter par Adoum la chasse à l'hippopotame, puis le dépeçage de la bête et l'odeur épouvantable de nos baleinières transformées en boucaneries.
[ Le Retour du Tchad (1928) ]
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Livres de André Gide
Je garde l'habitude d'une vaste confiance qu'on appellerait de la foi, si elle était assermentée.
[ Les Nourritures terrestres (1897) ]
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Livres de André Gide
Je hais la foule.
[ Prétextes ]
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Livres de André Gide
Je laisse sans violence les propositions les plus antagonistes de ma nature peu à peu s'accorder.
[ Journal, juin 1927 ]
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Livres de André Gide
Je lus la Bible avidement, gloutonnement, mais avec méthode.
[ Si le grain ne meurt (1926) ]
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Livres de André Gide
Je me passai fort bien de certitude dès lors que j'acquis celle-ci, que l'esprit de l'homme ne peut en avoir.
[ Les Nouvelles Nourritures (1935) ]
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Livres de André Gide
Je me reproche de n'avoir pas, au jour le jour, transcrit sur un carnet spécial les phrases glanées au cours de mes lectures, qui méritaient de retenir l'attention, dont je voudrais me souvenir pour pouvoir les citer au besoin;
[ Journal 1939-1949 Souvenirs, 25 décembre 1942 ]
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Livres de André Gide
Je me suis frileusement blotti dans un peu de



