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Ecrivain français (1885-1970) dont l'oeuvre romanesque constitue une étude des moeurs de la bourgeoisie bordelaise et de l'homme pris entre les passions et la recherche de Dieu - (Acad. fr.) - Prix Nobel de littérature en 1952.
Il est né à Bordeaux (Gironde) et passe son enfance dans plusieurs lieux girondins qui marqueront profondément son œuvre : Landes de Gascogne autour de Langon, Verdelais et Saint-Symphorien, mais aussi bourgs dominés par la bourgeoisie viticole, lourde de secrets étouffés qu'il peindra dans la plupart de ses romans.
Il étudie la littérature à l'université de Bordeaux d'où il sort en 1905. Il va ensuite à Paris pour préparer l'École des chartes, où il ne reste que quelques mois, décidant de se consacrer entièrement à l'écriture.
Son premier volume de poèmes, Les Mains jointes, est publié en 1909. Bien que retenant l'attention des milieux littéraires, de Maurice Barrès notamment, il n'est connu du grand public qu'une dizaine d'années plus tard.
Sa carrière est interrompue par la Première Guerre mondiale, durant laquelle il sert dans un hôpital de la Croix-Rouge des Balkans. Après la Victoire de 1918, il reprend ses activités littéraires et publie, en 1922, Le Baiser au lépreux.
Dans une vie marquée par des mondanités littéraires (jeune, il fréquente les salons, notamment celui de Natalie Clifford Barney) autant que par des engagements politiques, guidés notamment par un idéal chrétien socialisant (il suit un temps le Sillon de Marc Sangnier et combat l'Action française), Mauriac est avant tout occupé par la composition d'une œuvre romanesque où il se révèle un remarquable analyste des passions de l'âme (Genitrix, Le Désert de l'amour, Thérèse Desqueyroux, Le Nœud de vipères, Le Mystère Frontenac).
La qualité de ses romans lui vaut d'être élu à l'Académie française en 1933. Parallèlement à sa production littéraire, il prend part à quelques combats politiques, notamment au moment de la Guerre d'Espagne, d'abord en faveur des nationalistes, puis contre (cf. ses articles dans Temps présent).
Sous l'Occupation, après quelques hésitations, puis la parution de La Pharisienne, il entre en contact avec la Résistance et écrit dans des publications clandestines, où il fait paraître notamment, sous le pseudonyme de « Forez », Le Cahier noir. Il appartient au Comité national des écrivains et participe aux Lettres françaises, qu'il quittera après la Guerre à cause de leur orientation communiste. Il rejoindra alors les Cahiers de la Table ronde, devenus La Table ronde, une revue où de jeunes écrivains de droite qu'on appellera les Hussards feront leurs débuts.
Outre une trentaine d'essais et de romans, il écrit plusieurs pièces, dont certaines sont jouées à la Comédie-Française.
Il est aussi journaliste pour Le Figaro littéraire, où il publie un Bloc-notes régulier (1952-1969) après l'avoir donné à L'Express. Polémiste vigoureux, il prend alors position pour l'indépendance du Maroc, puis de l'Algérie, et condamne l'utilisation de la torture par l'armée française ("L'Imitation des bourreaux de Jésus-Christ"). Il soutient un temps Pierre Mendès France sous la IVe République, mais apporte un soutien sans faille à Charles de Gaulle sous la Ve République.
Il publie aussi ses mémoires et une biographie de Charles de Gaulle, dont il reste jusqu'à la fin un des admirateurs fidèles.
Il est alors un écrivain de renommée internationale : il a obtenu le prix Nobel de littérature en 1952, et reçu la Grand-croix de la Légion d'honneur en 1958.
Son œuvre complète a été publiée en douze volumes entre 1950 et 1956.
Il meurt à Paris le 1er septembre 1970 et est enterré au cimetière de Vémars (Val-d'Oise).
Claude Mauriac et Jean Mauriac, ses fils, et Anne Wiazemsky, sa petite-fille, sont aussi écrivains.
Deux prix littéraires portent son nom :
* Prix François Mauriac de l'Académie Française
* Prix François Mauriac de la Région Aquitaine
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(Racine) a trouvé en Boileau cet admirateur à la fois passionné, lucide, exigeant, dont nul écrivain ne se passe sans dommage.
[ La Vie de Jean Racine ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
... de mornes descriptions d'une sexualité minutieuse, scolaire et appliquée. Elles ne tiennent pourtant pas au sujet, car «l'acte», en 1944, n'était pas réglé autrement, ni ne comportait pas plus de variations que cent ans plus tôt ou dix ans plus tard.
[ Bloc-notes ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
... il est vrai que tout parti pris théologique comporte une attitude politique.
[ Ce que je crois ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
... l'amour conjugal, qui persiste à travers mille vicissitudes, me paraît être le plus beau des miracles, quoi qu'il en soit le plus commun.
[ Journal, Tome 1, Voyage ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
A force de t'avoir aimée pour ce que tu n'étais pas, j'ai appris à te chérir pour ce que tu es.
[ Souffrances et bonheur du chrétien (1931) ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
A travers la porte vitrée, il apercevait le curé qui allait et venait, dans le potager, en lisant son bréviaire.
[ La Pharisienne (1941) ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
Autant qu'il ait plu, le sable d'Argelouse ne retient aucune flaque.
[ Thérèse Desqueyroux (1927) ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
Autonomie ou intégration? Eh bien les deux routes demeurent ouvertes. De Gaulle s'arrête au carrefour et il attend.
[ Le nouveau Bloc-Notes (1961) ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
Avancer en âge, c'est s'enrichir d'habitudes, se soumettre aux automatismes profitables.
[ Le jeune homme ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
Avancer en âge, c'est s'enrichir d'habitudes, se soumettre aux automatismes profitables; c'est connaître ses limites et s'y résigner.
[ Le jeune homme ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
Battre les records, c'est l'idée fixe d'un véritable sportif, et il y a là comme une usurpation par le corps de cette vocation spirituelle du chrétien: se dépasser soi-même.
[ Mauriac avant Mauriac, 1913-1922 (1977) ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
C'est bien connu que je n'approuve pas les prix, que je les rends responsables de cette prolifération cancéreuse dont souffre la librairie.
[ Le nouveau Bloc-Notes (1958-1960) ]
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Livres de François Mauriac
C'est merveilleux la vieillesse, dommage que ça finisse si mal!
[ ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
C'est moi qui mène la barque, c'est moi qui décide.
[ La Pharisienne (1941) ]
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Livres de François Mauriac
Calme bonheur dont je me savais exclu, zone de pureté et de rêve qui m'était interdite.
[ Le Noeud de vipères (1932) ]
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Livres de François Mauriac
Ce corps contre son corps, aussi léger qu'il fût, l'empêchait de respirer.
[ Thérèse Desqueyroux (1927) ]
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Livres de François Mauriac
Ce me sera, songea-t-il, un merveilleux professeur d'abrutissement. Par cet imbécile, j'atteindrais à m'avilir.
[ L'Enfant chargé de chaînes (1913) ]
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Livres de François Mauriac
Ce moqueur de génie a de quoi prévenir toutes les attaques, et, avant d'être touché lui-même, il fonce sur l'adversaire, le pique jusqu'au sang.
[ La Vie de Jean Racine (1928) ]
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Livres de François Mauriac
Ce n'est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable: la mort est le sel de notre amour; c'est la vie qui dissout l'amour.
[ Le Désert de l'amour (1924) ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
Ce n'est pas la peur au sens où l'entendait le vieux Lucrèce qui enfante les dieux, mais l'horreur du néant, ou plutôt de son absurdité: l'être pensant ne consent pas à ne pas avoir été pensé, le coeur aimant ne consent pas à ne pas avoir été aimé.
[ Ce que je crois ]
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Livres de François Mauriac
Ce n'est pas toujours le pire que les hommes cachent.
[ Journal ]
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Livres de François Mauriac
Ce petit sagouin salissait ses draps; ces messieurs n'étaient pas outillés, surtout durant ces années-là, pour accueillir des enfants arriérés ou infirmes.
[ Le Sagouin (1951) ]
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Livres de François Mauriac
Ce qu'il y a de plus horrible au monde, c'est la justice séparée de la charité.
[ L'Affaire Favre-Bulle ]
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Livres de François Mauriac
Ce qui distingue un romancier, un dramaturge, du reste des hommes, c'est justement le don de voir de grands arcanes dans les aventures les plus communes.
[ La Province ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
Ce qui distingue un romancier, un dramaturge, du reste des hommes, c'est justement le don de voir de grands arcanes dans les aventures les plus communes. Toutes les aventures sont communes, mais non leurs secrets ressorts.
[ La Province ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
Ce qui étonne le plus un provincial dans une société de Paris, c'est comme tout sujet y est abordé sans vergogne.
[ La Province ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
Ces imbéciles l'avaient classée, d'autorité, dans la catégorie des maniaques.
[ Le Sagouin (1951) ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
Ces jeunes porcs charmants qu'il est drôle de regarder à travers la grille, quand ils reniflent de bonheur dans leur auge.
[ Thérèse Desqueyroux (1927) ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
Cette connaissance du vouloir divin qui est le fruit de la vertu d'abandon.
[ La Pharisienne (1941) ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
Cette façon enfin, si remarquable chez un chrétien, de porter sa croix, mais en sautoir.
[ Bloc-notes, II (1958-1960) ]
Citations de François Mauriac
Livres de François Mauriac
Cette sourde inquiétude la travaillait ... de n'avoir point tous ses comptes bien apurés, et d'



