Les nouveaux mots d'auteurs
Publiées le vendredi 17 février 2012 sur Dicocitations ™
Vous pensiez avoir épuisé les ressources de notre recueil de 104000 citations ? Notre base est enrichie régulièrement de nouveaux mots d'auteurs ...
Découvrez les 27717 nouvelles citations : 5607 sont en attente de validation !
Vous pouvez aussi proposer des nouvelles citations d'auteurs et même vos propres citations.
Parcourez les dernières citations publiées et vérifiées.
Page 3 sur un total de 555 pages.
<1345Il vaut mieux employer son temps à acquérir du savoir que de le perdre à faire parade de celui qu'on a.
Etes-vous l'ami d'un homme de la cour, d'un homme de qualité, comme on dit, et souhaitez-vous lui inspirer le plus vif attachement dont le coeur humain soit susceptible? Ne vous bornez pas à lui prodiguer les soins de la plus tendre amitié, à le soulager dans ses maux, à le consoler dans ses peines, à lui consacrer tous vos moments, à lui sauver dans l'occasion la vie ou l'honneur; ne perdez point votre temps à ces bagatelles; faites plus, faites mieux: faites sa généalogie.
La pauvreté humilie les hommes, jusqu’a les faire rougir de leurs vertus.
BAYADÈRE : Mot qui entraîne l’imagination. Toutes les femmes de l’Orient sont des bayadères (v. odalisques).
Nous apprécions mieux les services que nous rendent les autres pour ce qu'ils nous valent que pour ce qu'ils leur coûtent.
C'est une belle allégorie, dans la bible, que cet arbre de la science du bien et du mal qui produit la mort. Cet emblème ne veut-il pas dire que, lorsqu'on a pénétré le fond des choses, la perte des illusions amène la mort de l'âme, c'est-à-dire un désintéressement complet sur tout ce qui touche et occupe les autres hommes?
Je crois qu’il n’y a guère eu d’auteurs qui aient été contents de leur siècle.
La conscience est comme Tonde; pour voir au fond de toutes deux, il faut du calme.
Une âme fière et honnête, qui a connu les passions fortes, les fuit, les craint, dédaigne la galanterie; comme l'âme, qui a senti l'amitié, dédaigne les liaisons communes et les petits intérêts.
Qui s’étonnera des erreurs de l’antiquité, s’il considère qu’encore aujourd’hui, dans le plus philosophe de tous les siècles, bien des gens de beaucoup d’esprit n’oseraient se trouver à une table de treize couverts ?
L'amour-propre dilate le milieu où nous vivons et agrandit le tout dont nous faisons partie.
Les corps (parlements, académies, assemblées) ont beau se dégrader: ils se soutiennent par leur masse, et on ne peut rien contre eux. Le déshonneur, le ridicule glissent sur eux, comme les balles de fusil sur un sanglier, sur un crocodile.
N’est-ce pas une chose singulière qu’on ne puisse pas même primer dans l’art du chant avec impunité et sans contestation ?
CIGARES : Ceux de la Régie, « tous infects » . Les seuls bons viennent par contrebande.
Mon âme romanesque devenait moite et frissonnante à l'idée que je puisse être mêlé à quelque avanie scandaleuse.
Lolita (1955), Vladimir Nabokov (trad. E. H. Kahane), éd. Gallimard, coll. Folio, 1959, p. 86
[ Vladimir Nabokov ]

Le mépris dédaigneux que l'on affecte pour ses œuvres passées est la base sur laquelle on édifie son orgueil présent.
Veut-on avoir la preuve de la parfaite inutilité de tous livres de morale, de sermons, etc.; il n'y a qu'à jeter les yeux sur le préjugé de la noblesse héréditaire. Y a-t-il un travers contre lequel les philosophes, les orateurs, les poètes, aient lancé plus de traits satiriques, qui ait plus exercé les esprits de toute espèce, qui ait fait naître plus de sarcasmes? Cela a-t-il fait tomber les présentations, la fantaisie de monter dans les carrosses? Cela a-t-il fait supprimer la place de Chérin?
Personne n’est sujet à plus de fautes que ceux qui n’agissent que par réflexion.
France, mère des arts, des armes et des lois.
Les œuvres françoises de Joachim Du Bellay,… / rev. et de nouveau augm. de plusieurs poésies non encore auparavant imprimées (1558), Joachim du Bellay, éd. impr. de F. Morel, 1569, partie Les regrets et autres oeuvres poétiques de I. du Bellay, gentilhomme angevin, IX, p. 35, vers 1
[ Joachim Du Bellay ]

Et ne vaut-il pas mieux quelque orage endurer, - Que d’avoir toujours peur de la mer importune ? - Par la bonne fortune on se trouve abusé, - Par la fortune adverse on devient plus rusé.
Les œuvres françoises de Joachim Du Bellay,… / rev. et de nouveau augm. de plusieurs poésies non encore auparavant imprimées (1558), Joachim du Bellay, éd. impr. de F. Morel, 1569, partie Les regrets et autres oeuvres poétiques de I. du Bellay, gentilhomme angevin, LI, p. 53, vers 7 à 10
[ Joachim Du Bellay ]

En voyant la joie de certaines gens à dépecer notre réputation, on dirait que leurs vertus s'engraissent de nos vices.
Il y a certains défauts qui préservent de quelques vices épidémiques : comme on voit, dans un temps de peste, les malades de fièvre quarte échapper à la contagion.
Lorsqu’on ne veut rien perdre ni cacher de son esprit, on en diminue d’ordinaire la réputation.
TARTANE : Viens dans ma tartane, Belle Grecque à l’œil noir (Romance).
Il est des affairés sans motifs réels qui se lèvent en sursaut à quatre heures pour planter un clou à midi.
Qui est-ce qui n'a que des liaisons entièrement honorables? Qui est-ce qui ne voit pas quelqu'un dont il demande pardon à ses amis? Quelle est la femme qui ne s'est pas vue forcée d'expliquer à sa société la visite de telle ou telle femme qu'on a été surpris de voir chez elle?
Plusieurs architectes fameux ayant été employés successivement à élever un temple magnifique, et chacun d’eux ayant travaillé selon son goût et son génie, sans avoir concerté ensemble leur dessein, un jeune homme a jeté les yeux sur ce somptueux édifice, et, moins touché de ses beautés, irrégulières il est vrai, que de ses défauts, il s’est cru longtemps plus habile que tous ces grands maîtres, jusqu’à ce qu’enfin, ayant été lui-même chargé de faire une chapelle dans le temple, il est tombé dans de plus grands défauts que ceux qu’il avait si bien saisis, et n’a pu atteindre au mérite des moindres beautés.
L'indécision nuit à tous nos succès ; il n'est pas de bon vent pour le marin qui ne sait à quel port il veut aborder.
Moins on est puissant dans le monde, plus on peut commettre de fautes impunément, ou avoir inutilement un vrai mérite.
OUVRIER : Toujours honnête, quand il ne fait pas d’émeutes.
C'est une perte de temps de réfléchir quand on ne sait pas penser.
Parvenir à la fortune, à la considération, malgré le désavantage d'être sans aïeux, et cela à travers tant de gens qui ont tout apporté en naissant, c'est gagner ou remettre une partie d'échecs, ayant donné la tour à son adversaire. Souvent aussi les autres ont sur vous trop d'avantages conventionnels, et alors il faut renoncer à la partie. On peut bien céder une tour, mais non la dame.
Les particuliers négocient, font des alliances, des traités, des ligues, la paix et la guerre, en un mot, tout ce que les rois et les plus puissants peuples peuvent faire.
INGÉNIEUR : La première carrière pour un jeune homme. Connaît les sciences.
Les orateurs qui s'emportent sans motifs me rappellent ces navires représentés dans de méchantes gravures, avec toutes les voiles enflées sur une mer unie comme une glace.
Il y a telle supériorité, telle prétention qu'il suffit de ne pas reconnaître pour qu'elle soit anéantie; telle autre qu'il suffit de ne pas apercevoir pour la rendre sans effet.
Qui a plus d’imagination que Bossuet, Montaigne, Descartes, Pascal, tous grands philosophes ? Qui a plus de jugement et de sagesse que Racine, Boileau, La Fontaine, Molière, tous poètes pleins de génie ? Il est donc faux que les qualités dominantes excluent les autres ; au contraire, elles les supposent Je serais très surpris qu’un grand poète n’eût pas de vives lumières sur la philosophie, au moins morale, et il arrivera très-rarement qu’un vrai philosophe manque totalement d’imagination.
FÉLICITÉ : Toujours parfaite. Votre bonne se nomme Félicité, alors elle est parfaite.
Le bon goût, le tact et le bon ton ont plus de rapport que n'affectent de le croire les gens de lettres. Le tact, c'est le bon goût appliqué au maintien et à la conduite; le bon ton, c'est le bon goût appliqué aux discours et à la conversation.
Le grand avantage des talents paraît en ce que la fortune, sans mérite, est presque inutile.
BASILIQUE : Synonyme pompeux d’église. Est toujours imposante.
L’ambition est habileté, le courage est sagesse, les passions sont esprit, l’esprit est science, ou c’est tout le contraire ; car il n’y a rien qui ne puisse être bon ou mauvais, utile ou nuisible, selon l’occasion et les circonstances.
CONSERVATOIRE : Il est indispensable d’être abonné au Conservatoire.
L'Amour engendre en nous cette délicatesse, Que ce que nous aimons s'il ne nous rit nous blesse
Une femme laide, qui a quelque esprit, est souvent méchante par le chagrin qu’elle a de n’être pas belle, quand elle voit que la beauté tient lieu de tout.