Définition du Littré : Fendre
Fendre
Nature :
Prononciation : fan-dr'
Etymologie : Bourguig. l'abre se foint ; provenç fendre ; espagn. hender ; portug. fender ; ital. fendere ; du lat. findere ; sanscrit, bhid, fendre.
Diviser un corps dur ou résistant dans le sens de sa longueur. Fendre du bois. Fendre la tête d'un coup de sabre. Fendre la terre avec une charrue.
Séparer, traverser les parties d'une masse.
Faire que les parties d'un corps continu se séparent et laissent des intervalles entre elles. La gelée fend les pierres.
V. n. Il ne s'emploie que figurément et avec coeur ou tête. Le coeur me fend, c'est-à-dire j'éprouve un vif chagrin, une vive pitié.
Se fendre, v. réfl. Être fendu. Le bois blanc se fend très facilement. Les matières vitrescibles en se refroidissant ont diminué de volume et se sont par conséquent fendues de distance en distance ; celles qui sont composées de matières calcaires amenées par les eaux se sont fendues par le desséchement BUFF. Addit. Théor. terr. Oeuv. t. XII, p. 449, dans POUGENS.
Il se dit d'une masse dont les parties se séparent et laissent des ouvertures entre elles.
Terme d'escrime. Se fendre, porter la jambe droite en avant en laissant le pied gauche en place.
Populairement. Se fendre, commettre une prodigalité peu ordinaire (locution figurée tirée de l'escrime). Il s'est fendu de cent francs. Je me fendrai de six bouteilles de champagne.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
