Définition du Littré : Fouetter
Fouetter
Nature : v. a.
Prononciation : fouè-té ; quelques-uns disent foi-té ; m
Etymologie : Fouet 1.
Frapper du fouet. Fouetter les chevaux, les chiens. Fouetter un sabot.
Donner le fouet soit avec un fouet, soit avec des verges. On fouettait autrefois certains condamnés.
Fig. Frapper par la satire.
Fouetter des oeufs, de la crème, les battre avec des verges pour les faire mousser.
Frapper, cingler à la manière d'un fouet. Les hirondelles, rasant l'eau, la fouettaient de leurs ailes. La pluie me fouette le visage.
Lancer comme avec un fouet.
Fouetter les cocons, l'une des opérations de l'art de tirer la soie.
Terme de relieur. Serrer le volume, couvert avec des ficelles appelées fouet, entre deux ais, afin de bien marquer les nerfs.
Terme de vétérinaire. Lier fortement le scrotum au-dessus des testicules pour rendre l'animal incapable de reproduction.
Terme de marine. Tourner un fouet sur un cordage tendu de manière à l'empêcher de mollir.
Fig. et familièrement. Fouetter un verre de vin, l'avaler d'un trait.
Se fouetter, v. réfl. Se donner à soi-même des coups de fouet.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.