Définition du Littré : Gêner

Gêner
Nature : v. a.
Prononciation : jê-né
Etymologie : Gêne ; le substantif a ici précédé le verbe, puisque gêne représente gehenne, nom duquel tout dérive.

Voir les citations du mot Gêner

Faire souffrir la torture (sens qui a vieilli).

Fig. Faire souffrir, infliger une torture morale.

Causer de la gêne, incommoder les mouvements du corps. Sa cuirasse le gêne beaucoup. Nous étions très gênés dans la voiture.

Par extension, causer de l'embarras chez quelqu'un. Cette visite imprévue nous gêne beaucoup. Je craindrais de le gêner.

Être un embarras pour quelqu'un. Ces témoins me gênent.

Mettre obstacle, empêcher, contraindre. La rime gêne souvent les poëtes. Gêner le commerce, l'industrie par des prohibitions.

Causer une pénurie d'argent. Cette dépense me gênera un peu.

Se gêner, V. réfl. Se causer à soi-même une vive affliction.

Se serrer soit les uns contre les autres, soit contre quelque chose. En vous gênant un peu, vous pourrez tous vous asseoir sur cette banquette.

Se causer de l'embarras réciproquement l'un à l'autre.

S'imposer une pénurie d'argent.

Attention  Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.

Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.

Le Littré : Le dictionnaire de Référence de la langue française