Définition du Littré : Glacer
Glacer
Nature : v. a.
Prononciation : gla-sé. Le c prend une cédille devant a
Etymologie : Glace ; provenç. glassar, glachar ; ital. ghiacciare. Glacer, glacier avait aussi, dans l'ancienne langue, le sens de glisser.
Changer en glace les liquides. Le grand froid glace le vin même.
Par extension, causer une vive sensation de froid. Ce vent glace le visage.
Fig. Il se dit de la mort qui éteint la chaleur naturelle, de l'âge qui la diminue.
Causer de la répulsion par le froid des manières. Son abord glace les gens.
Causer une profonde impression morale qui glace, qui pétrifie.
Terme de peinture. Étendre une couleur légère et transparente sur une autre, pour lui donner de l'éclat.
Donner un apprêt, un lustre à certaines étoffes, au papier, etc.
Couvrir d'une couche de sucre. Glacer des oranges, des biscuits, des confitures.
Terme de tailleur. Glacer une doublure de taffetas sur une étoffe, coudre de telle sorte la doublure et l'étoffe que l'une et l'autre tiennent proprement et uniment ensemble.
Glacer un soulier, le cirer avec un cirage clair et luisant.
V. n. Devenir glacé. Les sources d'eau vive ne glacent jamais.
Se glacer, V. réfl. Être congelé.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
