Définition du Littré : Glisser
Glisser
Nature : v. n.
Prononciation : gli-sé
Etymologie : Allem. glitschen ; flam. glitsen, glisser. Le mot le plus ancien est non pas glisser, mais glacier, qui vient de glace : XIIe s.
Couler sur un corps gras, ou lisse, ou poli. Il saisit la corde et se laissa glisser jusqu'à terre.
Particulièrement, manquer en parlant du pied qui vient à couler sur quelque chose de gras, de poli, de mouvant. Il glissa sur le pavé et fit une lourde chute.
On dit qu'un coup glisse, quand, au lieu d'enfoncer, il descend sans entamer profondément.
Cheminer, comme en glissant, sur les eaux, dans les airs.
Échapper, ne pas être retenu. Cela m'a glissé des mains.
Pénétrer, en parlant des choses morales qui s'insinuent peu à peu.
Passer légèrement sur quelque matière qu'il ne convient pas d'approfondir.
V. a. Faire glisser.
Couler adroitement ou furtivement un objet en quelque endroit. Glisser sa main dans la poche de quelqu'un.
Fig. Mettre dans ce qu'on écrit ou ce qu'on dit quelque chose qu'on veut cacher ou qu'on n'ose pas énoncer directement. Glisser une clause dans un contrat.
Fig. Insinuer, faire pénétrer par insinuation. C'est lui qui a glissé cette erreur parmi le peuple.
Se glisser, v. réfl. Se couler, pénétrer sans être aperçu ou avec précaution.
Fig. Pénétrer sans être aperçu, en parlant de choses. Il s'est glissé des fautes dons cet ouvrage.
S'insinuer.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
