Définition du Littré : Groseillier
Groseillier
Nature : s. m.
Prononciation : grô-zè-llé, ll mouillées, et non grô-zè-
Etymologie : Berry, groiselle, grouselle, égraselle ; wallon, gruzale ; Hainaut, grusiéle, groisiéle ; catal. et espagn. grosella ; pays de Come, crosela ; du germanique : h. allem. krausbeere, kräuselbeere ; holl. kruizbezie, groseille, proprement fruit crêpé, de kraus, crêpé, et beere, baie. L'allemand dit Grosselbeere mot à mot baie du grossel ; c'est de là que vient le mot grossulus des botanistes. Comp. le celtique : gaélique, groseid, groseilie ; irl. grosaid, qui, selon Diez, est emprunté au français.
Arbrisseau du genre ribes, famille des grossulariées ou ribésiacées. Espèces : groseillier épineux, ribes uva crispa, L. ; on le considère aujourd'hui comme le type dont le groseillier à maquereau, ribes grossularia, L., n'est que la variété cultivée ; groseillier commun, ou rouge, ou à grappes, castillier, gadellier, ribes rubrum, L. ; groseillier noir ou cassis, ribes nigrum, L. ; enfin groseillier à fleurs, ou ribes, le ribes sanguineum, Pursh, arbrisseau d'ornement.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
