Définition du Littré : Hâler
Hâler
Nature : v. a.
Prononciation : hâ-lé
Etymologie : Picard, herlé, hâlé ; wallon, aurler, dessécher. Chevallet a proposé le celtique : kimry, haul, soleil ; bas-breton, heol ; mais la voyelle a n'est pas dans les mots celtiques. Diez le tire du flamand hael, sec. Or un passage de Rutebeuf où hasle est adjectif et signifie desséché (Fors que pain noir, dur et hasle, Tout muisi et tout très sale, II, 173), donne raison à Diez. En effet il prouve que dans hâle est non pas le sens de soleil ou de vent, mais le sens de dessécher. Quant aux formes en s ou en r, elles s'expliquent par la tendance de l'ancienne langue à intercaler ces lettres parasites : arme pour âme, usler pour uller (aujourd'hui hurler, avec une r de ce genre).
Signification du mot Hâler
Rendre le teint brun et rougeâtre, en parlant du soleil et du grand air. Le soleil hâle le teint.
Faire éprouver aux plantes le hâle. Voilà un temps qui hâle tout.
Se hâler, v. réfl. Être noirci par le hâle. Il s'est beaucoup hâlé au bord de la mer.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.