Définition du Littré : Heurter
Heurter
Nature : v. a.
Prononciation : heur-té
Etymologie : Bourguig. urtai ; Berry, hurter ; provenç. urtar ; ital. urtare ; néerlandais, hurten ; angl. to hurt. D'après Diez, les mots germaniques, faisant défaut dans les vieux dialectes, viennent des mots romans, et non ceux-ci de ceux-là. Dès lors l'étymologie reste ignorée ; Scheler indique le kimry hwrdh, bouc et choc, d'où hyrdhu, frapper, heurter.
Signification du mot Heurter
Toucher ou rencontrer rudement. Heurter quelqu'un en passant. Se heurter la tête contre un mur.
Par extension. Se dit de la rencontre des voyelles.
Fig. Blesser, offenser, en parlant des personnes qu'on heurte.
Terme de peinture. Peindre rudement. Heurter un tableau. On dit qu'un dessinateur heurte son ouvrage, pour exprimer qu'il n'y met pas la dernière main.
V. n. Donner un choc, recevoir un choc. Heurter contre une pierre.
Particulièrement. Frapper à la porte. On a heurté deux coups. J'ai heurté par trois fois.
Se heurter, v. réfl. Se frapper contre quelque chose. Elle s'est heurtée contre la table.
Se rencontrer en se choquant l'un l'autre.
Fig. Se contrarier. Ces deux hommes se heurtent en toute occasion.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.