Définition du Littré : Lâcher
Lâcher
Nature : v. a.
Prononciation : là-ché
Etymologie : Berry, lâcher, cesser ; il ne lâche pas de parler ; provenç. laxar, laschar ; espagn. et portug. laxar ; ital. lasciare ; du lat. laxare, rendre lâche, détendu, qui vient de laxus, lâche.
Faire qu'une chose soit lâche, moins tendue. Cette corde est trop tendue, lâchez-la un peu.
Cet aliment lâche le ventre, il rend le ventre libre.
Terme de manége. Lâcher la bride, voy. BRIDE, nos 2 et 3.
Lâcher pied, lâcher le pied, voy. .
Laisser aller, en parlant des personnes ou des animaux que l'on tient, ou que l'on a près de soi, sous sa main.
Il se dit quand on laisse aller une personne ou des animaux pour qu'ils attaquent quelqu'un ou quelque chose, pour qu'ils aillent quelque part. Lâcher les chiens. Lâcher une laisse de lévriers.
Laisser échapper un objet que l'on tient.
Lâcher la bonde d'un étang, lâcher une écluse, lever la bonde d'un étang, lever la vanne d'une écluse.
Ce malade lâche tout sous lui, il ne peut retenir ses excréments.
Lâcher un coup de fusil, un coup de pistolet, un coup de canon, faire partir ces armes, en tirer un coup.
V. n. Être détendu. Cette corde lâche trop.
Se lâcher, v. réfl. Se détendre, se débander. Un ressort qui se lâche.
Dans un langage bas, se lâcher, ne pouvoir retenir un vent. Votre Majesté, je crois, s'est lâchée, Couplet ajouté à la chanson du roi Dagobert.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
