Définition du Littré : Larder
Larder
Nature : v. a.
Prononciation : lar-dé
Etymologie : Lard ; provenç. et espagn. lardar ; portug. lardear ; ital. lardare.
Mettre des lardons dans la viande.
Familièrement. Larder quelqu'un de coups d'épée, le percer de plusieurs coups d'épée.
Fig. Larder ses discours, ses écrits de citations, de mots grecs ou latins, etc. faire, en parlant, en écrivant, un usage trop fréquent de citations, de mots grecs ou latins.
Terme de marine. Passer, sur les deux faces d'une voile ou d'une sangle, des bouts de fil dont on détord les extrémités pour les mettre en étoupes.
Se dit dans les manufactures de soieries, lorsque la navette, au lieu de passer franchement dans la levée du pas, passe à travers quelques portions de la chaîne levée ou baissée.
Terme militaire. Larder un saucisson, un gabion, l'unir à d'autres par des piquets.
Terme de jeux. Larder une carte, l'insérer furtivement et frauduleusement dans un jeu.
Piquer çà et là une multitude de clous dans une pièce de bois, afin de faire tenir le plâtre qu'on y applique.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
