Définition du Littré : Laver
Laver
Nature : v. a.
Prononciation : la-vé
Etymologie : Bourguig. laivai ; provenç. et espagn. lavar ; ital. lavare ; du lat. lavare ; comparez le grec ; la racine est lu, qu'on retrouve dans luere, et qui reçoit un gouna.
Nettoyer avec de l'eau ou avec quelque autre liquide. Laver le plancher.
Absolument. Laver, se laver les mains avant le repas. On lava et on se mit à table.
Terme de chimie. Ôter par le moyen de l'eau les impuretés grossières de quelque mixte.
Laver un livre, les feuillets d'un livre, une estampe, les tremper dans une eau chargée d'acide chlorhydrique, pour en ôter les taches.
Laver les couleurs, les faire tremper et délayer dans l'eau, afin que, la couleur se précipitant au fond, on puisse ôter les saletés qui s'amassent au-dessus de l'eau.
En parlant d'un fleuve, ou de la mer, baigner, passer auprès.
Fig. Effacer, avec un nom de chose pour régime, comme par une eau qui enlève une tache.
Punir, venger.
Terme de charpenterie. Ôter avec la besaiguë les traits de scie et les rencontres d'une pièce de bois de sciage, pour la dresser et l'aviver.
Dans une espèce d'argot du jour, laver se dit pour vendre, dépenser. Il a lavé sa montre.
Se laver, v. réfl. Se nettoyer avec l'eau.
Fig. Se purifier, se justifier.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
