Définition du Littré : Moindre
Moindre
Nature : adj. comparatif
Prononciation : moin-dr'
Etymologie : Wallon, moinr, mal portant ; messin, manre, mauvais ; provenç. mendre, menre ; du lat. minor, avec l'accent sur mi ; moindre, mendre, est le nominatif dont menor (mineur) est le régime (de minorem). Minor, forme comparative, se rattache à minuere, diminuer, en grec.
Plus petit en étendue, en quantité, en qualité. Cette colonne moindre que l'autre en hauteur et en grosseur. La distance est moindre que je ne croyais. Ma douleur n'est pas moindre que la vôtre. Il tient un moindre rang que vous. Un moindre inconvénient.
Qui est de moindre mérite, de moindre rang, en parlant des personnes.
Qui n'est pas aussi bon. Ce vin-là est moindre que l'autre.
Moindre avec l'article défini le, la, les, ou un adjectif possessif, est un superlatif signifiant le moins considérable, le moins important, le plus petit.
Avec l'article, et précédé d'une négation, il signifie aucun. Je n'en ai pas la moindre appréhension. Il ne lui a pas dit le moindre mot.
Les quatre moindres, les quatre ordres mineurs.
Le moindre, la moindre, s'emploie substantivement pour dire la personne la moins considérable, de la dernière condition.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
