Définition du Littré : Mouiller

Mouiller
Nature : v. a.
Prononciation : mou-llé, ll mouillées, et non mou-yé
Etymologie : Berry, moillier ; provenç. muelhar, molhar, moillar, mular ; cat. muelar ; esp. mojar ; port. molhar ; du lat. fictif molliare, dérivé de mollis (voy. ) : ce qui mouille rendant mou.

Voir les citations du mot Mouiller

Rendre humide. Mouiller des étoffes. La pluie avait mouillé les chemins.

Terme de jardinage. Arroser les plantes d'un jardin. Il faut mouiller ce nouveau plant.

Mouiller quelqu'un, quelque chose de larmes, pleurer abondamment sur quelqu'un, sur quelque chose.

En termes de cuisine, ajouter un liquide à une sauce, à un plat. Mouiller une fricassée avec du bouillon.

Terme de marine. Mouiller l'ancre, ou, par ellipse, mouiller, jeter l'ancre ou les ancres. Trente-trois galères qui ont mouillé l'ancre et qui sont rangées sous la grande forteresse, Lett. de du Quesne, 1681, dans JAL.

Terme de grammaire. Mouiller les ll, les deux ll, les prononcer comme dans paille, seuil, piller, etc.

Se mouiller, v. réfl. Être mouillé. Il se mouilla et s'enrhuma.

Attention  Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.

Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.

Le Littré : Le dictionnaire de Référence de la langue française