Définition du Littré : Coiffer

Coiffer
Nature : v. a.
Prononciation : koi-fé
Etymologie : Coiffe ; bourguig. couiffay, coiffé.

Voir les citations du mot Coiffer

Couvrir la tête d'une coiffe.

Orner, parer la tête. Cette couronne de bluets la coiffe à merveille.

Mettre, jeter sur la tête. On le coiffa d'un seau d'eau.

Coiffer une bouteille, mettre une enveloppe par-dessus le bouchon.

En termes de mécanique, coiffer la chèvre, fixer sur la coiffe de cette machine le câble qui sert à soulever les objets.

Coiffer un livre, en arranger le cuir à chaque extrémité du dos.

Terme de vénerie. Happer le sanglier aux oreilles en parlant d'un chien.

Infatuer.

Familièrement, enivrer. Il est aisé à coiffer.

Coiffer son mari, en parlant d'une femme, lui être infidèle.

V. n. Terme de marine. On dit qu'un navire coiffe, lorsque le vent vient frapper les voiles par l'avant.

Se coiffer, v. réfl. Porter comme coiffure. Les Turcs se coiffent d'un turban.

Terme de marine. Les voiles se coiffent, quand elles se collent aux mâts.

S'enivrer. Cet homme se coiffe souvent.

S'infatuer.

Attention  Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.

Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.

Le Littré : Le dictionnaire de Référence de la langue française