Définition du Littré : Commander
Commander
Nature : v. a.
Prononciation : ko-man-dé
Etymologie : Berry, c'mander, quemander ; Saintonge, coumander (d'après Palsgrave, au XVIe siècle, on prononçait coumander) ; provenç. comandar ; catal. comanar ; espagn. comandar ; ital. comandare ; du latin cum, avec, et mandare, mander, ordonner (voy. ).
Prescrire qu'une chose soit faite. Faites ce que je vous commande.
Terme de guerre. Avoir le commandement d'une armée, d'une flotte, d'une troupe.
Être le supérieur de....
Terme de commerce. Faire une commande à un fabricant, à un artiste, à un ouvrier, etc. Commander un ameublement. Commander un tableau. Commander un dîner.
Terme de fortification. Dominer par son élévation, pouvoir battre. La citadelle commande la ville.
V. n. Faire commandement.
Terme de guerre. Cette place forte commande à tout le pays, c'est-à-dire qu'on ne peut s'établir dans le pays sans s'être rendu maître de la place.
Se commander, v. réfl. Se maîtriser. Il se commanda et contint son émotion.
Être obtenu par commandement. La gaieté ne se commande pas. Ce sentiment ne se commande point, ne dépend pas de la volonté.
Se commander l'un à l'autre, v. réfl. indirect, avoir un commandement l'un sur l'autre.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
