Définition du Littré : Convertir
Convertir
Nature : v. a.
Prononciation : kon-vèr-tir
Etymologie : Provenç. convertir, covertir ; espagn. convertir ; ital. convertire ; du latin convertere (avec changement de la 3e conjugaison en la 4e), tourner, convertir, de cum, et vertere, tourner (voy. ).
Transmuer une chose en une autre. Les alchimistes espéraient convertir en or les métaux qu'ils appelaient imparfaits. Jésus-Christ convertit l'eau en vin. Convertir du sucre en alcool.
Retirer d'une religion et amener à une autre. Les missions catholiques ont converti beaucoup d'idolâtres. Les musulmans convertissent à leur foi dans l'intérieur de l'Afrique une multitude de nègres. Il fut converti au protestantisme.
Se convertir, v. réfl. Se transmuer. L'alcool se convertit en vinaigre.
Terme de logique. Ces deux propositions se convertissent, sont la converse l'une de l'autre.
Quitter une fausse religion pour la vraie. Les païens se convertirent.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
