Définition du Littré : Dormir
Dormir
Nature :
Prononciation : dor-mir
Etymologie : Bourguig. dremi ; Berry, dourmir ; provenç. dormir, durmir ; espagn. dormir ; ital. dormire ; du latin dormire. Dans l'ancienne langue, dormir prend la forme réfléchie, comme d'autres verbes neutres la prenaient et la prennent encore. La conjugaison je dors, tu dors, il dort, etc. n'est point, dans la vérité, une irrégularité ; ces formes suivent la conjugaison latine : dórmio, dórmit, etc. où l'accent est sur dor.
Signification du mot Dormir
Reposer dans le sommeil. Il dort profondément. Le malade va mieux, il a dormi d'un bon somme. Il dormait quelquefois dans le jour.
Dormir se dit aussi de ce qu'on a nommé le sommeil des plantes.
Dans le langage biblique, dormir avec une femme, passer la nuit avec elle.
Dormir construit avec des substantifs et ayant en apparence, mais en apparence seulement, le sens actif. Le malade a dormi plusieurs heures de suite.
Dans le style élevé, il se dit du sommeil de la mort.
Fig. Être en repos, en sécurité.
Fig. Ne point agir quand on devrait le faire.
Rester immobile, être sans mouvement, en parlant des choses. Il fait beau pêcher où l'eau dort.
V. a. Dans le langage élevé et dans cette seule locution, dormir son sommeil.
S. m.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.