Définition du Littré : Éreinter

Éreinter
Nature : v. a.
Prononciation : é-rin-té
Etymologie : É- pour es- préfixe, et rein ; bourguig. erenai, errenai ; Berry, ereiner, érener, erner. La forme ancienne erener, qui est aussi celle des patois, est plus conforme à l'étymologie ; rien en effet dans ce mot ne justifie le t moderne.

Voir les citations du mot Éreinter

Rompre ou fouler les reins, et, par extension, battre, rosser. On l'a éreinté.

Familièrement, excéder de fatigue. Il éreinte tous ses employés.

Fig. Faire perdre le crédit, la réputation, etc.

Terme de sculpture. Défaire, gâter, détruire une étude en terre faite d'après le modèle.

S'éreinter, v. réfl. Se donner un tour de rein. Il fit un si grand effort qu'il s'éreinta.

Attention  Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.

Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.

Le Littré : Le dictionnaire de Référence de la langue française