Définition du Littré : Nantir
Nantir
Nature : v. a.
Prononciation : nan-tir
Etymologie : Anc. franç. nam, namp, gage ; bas-lat. namium ; du germanique : scandinave, nam, prise ; goth. niman, prendre, anc. haut allem. Nama (1er a accent long), rapine, proie ; tous mots qui sont en rapport étroit avec le grec qui, au moyen signifie se faire donner en partage, posséder.
Donner une chose à quelqu'un pour assurance d'une dette. Pour qu'il consente à prêter, il faut le nantir.
Par extension, pourvoir de, procurer. Je ferai tous mes efforts pour vous nantir de ces papiers qui vous importent.
Se nantir, v. réfl. Se saisir de quelque bien pour assurance d'une chose due. Il ne perdra rien dans cette affaire, car il s'est nanti.
Familièrement, se garnir, se pourvoir. Il s'est nanti d'un bon manteau.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
