Définition du Littré : Obéir

Obéir
Nature : v. n.
Prononciation : o-bé-ir
Etymologie : Bourguig. oboïtre ; provenç. obedir, obezir ; catal. obeir ; ital. ubbidire ; du lat. obedire ; l'orthographe archaïque en est oboedire, de ob, et audire, écouter ; oe se rattache à l'u de audire, comme dans moenia et munire, poena et punire.

Voir les citations du mot Obéir

Faire ce que veut un autre, faire ce qui est commandé.

Être sujet d'un prince.

Il se dit des animaux. Le chien obéit à son maître. Le chat n'obéit pas.

Faire ce à quoi on est contraint par une certaine nécessité. Obéir à la force. Obéir à la nécessité. Il faut que les passions obéissent à la raison.

Fig. En parlant des choses inanimées, céder, plier. L'osier obéit. Ce bois obéit sans se rompre.

Se dit, à plusieurs jeux de cartes, de l'action de celui qui fournit la couleur demandée.

Obéir est un verbe neutre dont, par exception, le participe passé se prend au sens passif.

Attention  Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.

Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.

Le Littré : Le dictionnaire de Référence de la langue française