Définition du Littré : Ravaler
Ravaler
Nature : v. a.
Prononciation : ra-va-lé
Etymologie : Re...., et avaler.
Faire descendre de nouveau ; sens propre, mais vieilli. Ravaler un capuchon sur les épaules.
Avaler de nouveau (avaler, c'est faire descendre par le gosier). Ravaler sa salive.
Terme de jardinage. Couper les branches d'un arbre jusque sur leur empatement ou talon en ménageant les yeux adventifs de ce même talon.
Aplanir la terre après le labourage.
Terme de maçonnerie. Crépir une construction de haut en bas ; ainsi dit parce que l'ouvrier avale, c'est-à-dire va en descendant le long du mur. Ravaler un mur.
Terme de menuiserie. Diminuer d'épaisseur le bois en certains endroits, afin de donner du relief aux moulures ou aux champs.
Terme de serrurerie. Rendre ovale l'anneau d'une clef, de rond qu'il était.
Étendre des feuilles d'or ou d'argent sur du métal avec le brunissoir.
Fig. Déprimer, rabaisser.
V. n. Le blé ravale, il diminue de prix.
Terme de vénerie. Se dit de l'état d'un cerf qui devient très vieux, et auquel il pousse des têtes irrégulières et basses.
Se ravaler, v. réfl. S'abaisser, s'avilir.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
