Définition du Littré : Renoncer
Renoncer
Nature : v. n.
Prononciation : re-non-sé. Le c prend une cédille devant
Etymologie : Berry, renoncier ; provenç. et espagn. renunciar ; ital. rinunziare ; du lat. renunciare ; de re, et nunciare, annoncer (voy. ).
Se désister, se déporter de quelque chose, soit par acte exprès, soit autrement. Renoncer à la couronne. Il a renoncé à la succession de son père. Renoncer à son droit.
Quitter, abandonner la possession, le désir de quelque chose, la prétention à quelque chose.
Terme de dévotion. Renoncer au monde, se consacrer à la vie religieuse.
Abjurer, renier.
Terme de jeux de cartes. Couvrir une carte avec une carte d'une autre couleur qui ne soit pas un atout. Renoncer à trèfle, à pique. On joue coeur, et vous jouez carreau, vous renoncez.
V. a. Renier, désavouer.
Se renoncer, v. réfl. Renoncer à soi-même, faire une abnégation complète de soi-même.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
