Définition du Littré : Renvier

Renvier
Nature :
Prononciation : ran-vi-é
Etymologie : Renvi. M. Scheler, dans ses remarques sur le passage de Jean de Condé cité plus haut, dit : " Se renvier, se reproduire, prendre la vogue (littéralement se remettre en voie, lat. re-inviare). Ce terme renvier n'est pas le même que celui qui figure, comme terme de jeu, dans nos dictionnaires, et qui est composé de envier, défier (invitare) ....le mot est absent dans les glossaires de Roquefort et de Burguy ; je le trouve dans le Glossaire montois de M. Sigart, avec le sens de réveiller. " Il n'y a aucune raison pour ne pas voir ici renvier pris figurément ; le sens en est certifié par le simple envier qu'on trouve dans les vers de Baudouin de Condé, père de Jean : Car en vie n'est nus demain ; Et puis k'il n'a demain en vie Ne eure, follement envie Son giu, qui s'afie en jovente, t. I, p. 202. Li cors iert mors de mort mortel ; Mais il a en l'autre mort tel Que ne t'ai dit ; car tant est dure, Que li morirs sans fin en dure ; Cil ki ensi meurt, mar fu vis ; Or i pense, tant com tu vis, Que du pieur ton jeu n'envies, ib. p. 213.

Voir les citations du mot Renvier

Terme de brelan. Mettre une certaine somme par-dessus la vade ou l'enjeu.

Attention  Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.

Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.

Le Littré : Le dictionnaire de Référence de la langue française