Définition du Littré : Reposer
Reposer
Nature : v. a.
Prononciation : re-pô-zé
Etymologie : Berry, arpouser ; wallon, rípoizé ; prov. repausar ; esp. reposar ; port. repousar ; ital. riposare ; du lat. repausare (QUICHERAT, Addenda), donner du loisir, de re, et pausa, pause (voy. ).
Mettre dans un état de repos. Reposer la jambe sur un tabouret, sa tête sur un oreiller.
Procurer du repos, du calme, avec un nom de chose pour sujet.
V. n. Dormir.
Il se dit d'un état de repos, de tranquillité. Il ne dort pas, il repose.
Terme de manége. Reposer ou se reposer sur la main, se dit d'un cheval qui, ayant la bouche dure, pèse trop sur la main.
Être placé, déposé pieusement en quelque endroit. Le saint Sacrement repose dans cette chapelle. C'est sous cette pierre que son corps repose.
Fig. Résider.
Être établi, fondé sur. La base de l'édifice repose sur le roc.
En parlant de liqueurs, se rasseoir, de manière que les parties grossières tombent au fond. Il faut laisser reposer ce vin.
Se reposer, v. réfl. Être dans le repos, goûter le repos.
Se reposer, être en jachère, en parlant d'une terre.
S'arrêter pendant quelque temps, en parlant de la vue, de l'esprit, etc.
Se poser, résider.
Fig. Se reposer sur, avoir confiance en.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
