Définition du Littré : Reprendre
Reprendre
Nature : v. a.
Prononciation : re-pran-dr'
Etymologie : Bourguig. reprare ; wallon, ripreind ; provenç. reprendre, reprehendre, reprenre, repenre ; catal. rependrer ; espagn. reprender ; portug. reprehender ; ital. riprendere ; du lat. reprehendere, de re et prehendere (voy. ).
Prendre de nouveau. Reprendre sa place.
Prendre de nouveau, en parlant de boissons, de potions, d'aliments. Il a repris médecine. Il est obligé de reprendre du sulfate de quinine. On nous rend [à nous chiens de qualité] le morceau de sucre, Les chats reprennent leur café, BÉRANG. Requête
Fig. Être saisi de nouveau par des sentiments, des passions.
Fig. Il se dit des maladies, des maux, qui s'emparent de nouveau d'un patient. La goutte l'a repris.
Rentrer en possession. Ne plaidez pas contre ce malheureux, il n'y a rien à reprendre sur lui. Il laisse de grands biens, mais sa veuve a beaucoup à reprendre sur sa succession.
Prendre ce qu'on avait donné.
Reprendre quelque chose à quelqu'un, ou, simplement, reprendre quelque chose, rétracter quelque chose, ce qu'on a dit de quelque chose.
Rejoindre quelqu'un pour l'emmener.
Continuer ce qui avait été interrompu. Reprenons notre lecture. Reprendre une instance, continuer un procès qui avait été interrompu.
Récapituler, résumer.
Se mettre à.
Reprendre une tragédie, une comédie, etc. la remettre au théâtre.
Terme de maçonnerie. Reprendre un mur, le réparer, en en fermant les crevasses.
Reprendre une étoffe, une toile, un bas, en rejoindre les parties rompues.
Terme de marine. Reprendre un hauban, un palan, remonter l'amarrage du cap de mouton ou de la poulie, de manière à pouvoir tendre davantage le hauban ou faire marcher plus loin la moufle.
Recouvrer, avec un nom de personne pour sujet.
Censurer quelqu'un parce qu'on juge qu'il a fait ou dit quelque chose mal à propos.
V. n. Terme de manége. Se dit d'un cheval qui repart après un demi-arrêt.
Reprit-il, il reprit, expressions qui, dans un dialogue, indiquent qu'on fait parler de nouveau l'un des interlocuteurs.
Attaquer de nouveau, en parlant des maladies.
En parlant des végétaux, prendre de nouveau racine, après avoir été transplanté. Cet arbre a bien repris.
En parlant des chairs, des plaies, se rejoindre, se refermer. Les chairs ont repris. La plaie commence à reprendre.
Se rétablir d'une maladie. Le malade commence à reprendre.
Regagner de l'activité, de la prospérité, en parlant de choses. Le commerce reprend.
Ce drame a repris, il s'est relevé après avoir été mal accueilli.
Recommencer, revenir. Le froid reprend. Cette mode a repris.
Se glacer de nouveau. La rivière a repris.
Reprendre sur, revenir sur.
Se reprendre, v. réfl. Être pris de nouveau.
En parlant des chairs, des plaies, se rejoindre, se refermer. La plaie se reprend. Les chairs se sont déjà reprises.
Lier de nouveau amitié.
Concevoir de nouveau de l'attachement pour.
Se corriger, se rétracter de quelque chose qu'on a mal dit. Il a mal prononcé d'abord, mais il s'est repris.
Terme des mystiques. Se reprendre soi-même, réfléchir sur ses besoins et sur les actes que Dieu nous commande ; ce que les mystiques interdisent.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
