Définition du Littré : Sacrifier
Sacrifier
Nature :
Prononciation : sa-kri-fi-é
Etymologie : Provenç. sacrificar, sacrifiar ; espagn. sacrificar ; ital. sagrificare ; du lat. sacrificare (voy. ).
Signification du mot Sacrifier
Offrir quelque chose à Dieu avec certaines cérémonies. Sacrifier des victimes. Abraham allait sacrifier son fils.
Chez les chrétiens, sacrifier le corps et le sang de Jésus-Christ, faire le sacrifice de la messe.
Il se dit des sacrifices offerts aux dieux, dans le polythéisme.
Sacrifier à ou pour, renoncer à.... pour l'amour de Dieu ou d'une personne. Sacrifier à Dieu son ressentiment. J'ai tout sacrifié pour vous. Il a sacrifié sa vie pour son pays. Je sacrifierais tout ce que je possède pour le sauver.
Perdre ou délaisser quelqu'un ou quelque chose en vue de quelque chose. Sacrifier sa fortune à son honneur. Il sacrifierait un ami à un bon mot.
Sacrifier quelqu'un, le faire périr.
Sacrifier quelqu'un, signifie aussi le rendre victime de quelque vue, de quelque passion, de quelque intérêt. Sacrifier quelqu'un à son ambition, à son ressentiment.
Il se dit aussi dans un sens atténué pour subordonner, mettre dans un rang inférieur.
Se sacrifier, v. réfl. S'offrir en sacrifice.
Fig. Se rendre victime de quelque intérêt, de quelque dévouement.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.