Définition du Littré : Saigner
Saigner
Nature : v. n.
Prononciation : sè-gné
Etymologie : Sang ; picard, sainer, saner ; wallon, sainî, sôné ; prov. sangnar, sancnar, sagnar ; espagn. et portug. sangrar ; ital. sanguinare.
Rendre du sang, en parlant soit de la personne ou de l'animal qui perd du sang, soit de la partie dont il s'écoule. Laisser saigner une plaie. Le nez lui saigne. Son doigt saigne.
Fig. Ressentir un mal comparé à une plaie saignante.
V. a. Tirer du sang en ouvrant une veine.
Tuer, égorger un animal. Saigner un porc.
Fig. Exiger, tirer de quelqu'un, plus qu'il ne croyait payer. Autrefois le gouvernement saignait de temps en temps les traitants.
Par analogie. Saigner un fossé, un marais, en faire écouler l'eau par des rigoles.
Terme d'artillerie. Saigner une gargousse, en retirer de la poudre.
Se saigner, v. réfl. Être saigné. Le porc se saigne d'une manière très cruelle.
Fig. Se saigner, donner jusqu'au point de se gêner, faire un sacrifice d'argent. Cet homme se saigne pour ses enfants.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
