Définition du Littré : Secouer
Secouer
Nature :
Prononciation : se-kou-é
Etymologie : Wallon, heûre ; namur. cheûre ; norm. escouer ; provenç. secodre, socodre ; catal. espagn. et portug. sacudir ; du lat. succutere, de sub, sous, et un radical cutere, frapper. L'infinitif secorre est régulier, du latin succutere ; le participe secous l'est aussi, de succussus. Quant à secouer, il ne l'est pas ; il est probablement une altération pour secouir (comme puer pour puir), qui serait la forme correspondante aux autres langues romanes.
Remuer fortement et à plusieurs reprises. Secouer une porte. Son cheval l'a un peu secoué. Le vent secoue les arbres. Secouer un tapis, une robe.
Secouer la tête, faire un mouvement de tête par refus, par improbation, par doute.
Secouer la poussière, faire tomber la poussière de dessus quelque chose. Secouer la poussière d'un habit.
Se défaire, s'affranchir de quelque chose par un mouvement violent. Ce taureau a secoué le joug.
Fig. Donner une commotion morale.
Fig. et familièrement. Réprimander, gronder. Son père l'a secoué d'importance.
Il se dit des maladies qui remuent tout le corps et tourmentent beaucoup. Cette maladie l'a bien secoué.
Se secouer, v. réfl. Se remuer fortement pour faire tomber quelque chose qui incommode.
Familièrement. Se secouer, ne pas se laisser aller à son malaise, ne pas s'écouter.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
