Définition du Littré : Bâfrer
Bâfrer
Nature : v. n.
Prononciation : bâ-fré
Etymologie : Berry, baufrer ; piémont. bafrè. Diez le rattache à bave, citant le picard bafe, gourmand, et baflier, baveur ; dérivation qui reste douteuse. On trouve dans l'ancien français baufrée, avec le sens de pièce et avec celui de soufflet ; ce qui porte à croire que bafre ou baufre signifie les joues et, par extension, joue pendante, pièce ; d'où viendrait bâfrer avec le sens qu'il a : de la sorte il se rattacherait au radical baf ou bav, lèvres (voy. ). Il y a aussi dans le dictionnaire de Thomas, publié par Maï, t. VIII, p. 71 : bafer, grossus, turgidus, ventriculosus ; d'où l'on tirerait sans peine le verbe baferare, s'emplir la panse. Mais rien n'est certain.
Signification du mot Bâfrer
Manger gloutonnement et avec excès. Populaire.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.