Définition du Littré : Taire
Taire
Nature :
Prononciation : tê-r'
Etymologie : Berry, taiser ; provenç. taser, taiser ; ital. tacere ; du latin tacere, qu'on rapproche du germanique : goth. thahan, anc. haut-all. dagên, suéd. tiga. La forme régulière est taisir, taiser, du lat. tacere ; mais la forme taire indique une très ancienne accentuation vicieuse tacère ; comparez plaire et plaisir.
Ne pas dire, cacher.
Se taire, v. réfl. S'abstenir de parler. Elle s'est tue ; ils se sont tus après quelques moments.
Ne pas exhaler son chagrin.
Ne pas divulguer un secret.
Se taire de, passer sous silence.
Être passé sous silence. Un pareil fait ne peut se taire.
En parlant des animaux et des choses, cesser de faire du bruit. Les oiseaux se taisent dans les airs.
Fig. Ne pas parler, avec un nom de choses pour sujet.
Fig. Cesser d'avoir de l'influence, de se faire sentir.
Se soumettre.
Faire taire (avec ellipse du pronom personnel), imposer silence, réduire au silence. Faites taire ce bavard.
S. m. Le franc taire, la liberté de se taire (mot formé à l'imitation de franc parler).
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
