Définition du Littré : Tendre
Tendre
Nature :
Prononciation : tan-dr'
Etymologie : Wallon, taind, tendre des filets ; provenç. tendre ; espagn. tender ; ital. tendere ; du lat. tendere ; gaél. teann ; bas-bret. tenna ; sanscr. tana.
Tirer et bander quelque chose. Tendre les chaînes qui ferment un port. Tendre des toiles pour le sanglier. Tendre des filets. Tendre un ressort.
Tendre une tente, l'établir, la dresser. Il fit tendre son pavillon.
Tendre un piége, le disposer pour qu'un animal puisse s'y prendre.
Tapisser. Tendre une pièce, un appartement. L'église était tendue de noir.
Présenter en avançant. Tendre les mains aux chaînes. Tendre son chapeau pour recevoir quelque chose. Tendre la joue. Tendre les mains au ciel, vers le ciel.
Avancer trop, en parlant de certaines parties du corps. Cette personne tend le cou, tend le ventre.
Terme d'escrime. Se dit absolument pour allonger le bras raide, au lieu de parer les coups, afin de blesser son adversaire, au risque d'être blessé soi-même.
V. n. Aller vers (ce sens neutre dérive du latin qui a dit tendere gressum, et, absolument, tendere, diriger ses pas).
Terme de mécanique. Avoir une tendance vers.
Fig. Avoir un but, un terme.
Se tendre, v. réfl. Être tendu. Ce papier se tend mal. La peau s'est tendue.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
