Définition du Littré : Tordre
Tordre
Nature :
Prononciation : tor-dr'
Etymologie : Berry, tortre ; norm. terquer, teurquier, et aussi teurdre (mais l'o revient quand la syllabe n'est pas accentuée : nous tordons) : tu mens, le nez te teurd, par allusion à un ancien usage : un menteur pris sur le fait devant faire amende honorable en se tordant le nez et disant : j'ai menti ; bourg. todre ; wallon, toîd ; provenç. torser ; espagn. et portug. torcer ; ital. torcere ; du lat. torquere. Les étymologistes le rapprochent du grec, tourner. Le français tordre représente une accentuation barbare torquere (1er e accent bref).
Tourner un corps long et flexible par les deux bouts en sens contraire, ou par un seul bout, l'autre étant fixe. Tordre du fil, un lien.
Tordre de la laine, de la soie, du fil, tourner à la main, au rouet ou au moyen d'une machine, plusieurs brins pour n'en former qu'un seul.
Tourner violemment, en parlant d'un membre.
Tourner de travers.
Fig. Détourner de sa signification naturelle un texte.
Se tordre, v. réfl. Agiter son corps en le tournant en sens contraire. Un ver qui se tord.
Devenir contourné. Cette branche s'est toute tordue.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.