Définition du Littré : Transporter
Transporter
Nature : v. a.
Prononciation : tran-spor-té
Etymologie : Provenç. et espagn. transportar, trasportar ; ital. trasportare ; du lat. transportare, de trans, au delà, et portare, porter.
Porter d'un lieu dans un autre. Transporter des meubles, des marchandises.
Il se dit des actions de souverains qui déplaçaient des populations.
Condamner à la peine de la transportation.
Fig. Il se dit de l'action de faire passer d'un lieu à un autre une juridiction, une puissance, etc. Constantin transporta le siége de l'empire romain à Constantinople. Transporter un événement sur la scène.
Fig. Il se dit de passages, de choses littéraires qu'on introduit.
Fig. Changer le sens, la portée. Transporter un mot du propre au figuré.
Déplacer.
Terme de droit. Céder à quelqu'un un droit. Transporter une rente, une dette, une créance.
Fig. Causer des transports violents de passion.
Se transporter, v. réfl. Se rendre en un lieu. Se transporter chez quelqu'un.
Fig. Imaginer qu'on est dans un lieu, dans un temps autre que celui où l'on est. Transportez-vous dans le passé. Transportez-vous en imagination dans l'avenir. Transportez-vous par la pensée au milieu des peuples sauvages.
Fig. Être saisi d'un mouvement de passion.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
