Définition du Littré : Barbouiller
Barbouiller
Nature : v. a.
Prononciation : bar-bou-llé, ll mouillées, et non pas ba
Etymologie : Espagn. barbullar ; ital. barbugliare. De bar péjoratif (voy. ....), et l'ancien mot bouille, bourbier. Icelles femmes prindrent le cors du dit Vale et le porterent en ung boullon ou bourbier qui est en un boys près la dite maison, DU CANGE, bulio. Bouille est le latin bulla, bulle de l'eau bouillante, et de là, l'eau d'un bourbier. Le portugais bolha prouve que les deux ll du latin ont pu se mouiller.
Salir, souiller. Barbouiller d'encre une page. Il se barbouilla le front avec des mûres. Tous les vers dont il aura barbouillé le papier.
Étendre grossièrement une couleur avec une brosse. Barbouiller de noir le devant d'une boutique.
Faire beaucoup d'écritures inutiles.
Compromettre.
Parler, exprimer d'une manière confuse. Il nous barbouilla je ne sais quelle excuse.
V. n. Prononcer d'une manière vicieuse ou peu distincte. Il ne peut pas dire quatre mots sans barbouiller.
Se barbouiller, v. réfl. Se barbouiller de confiture, de crème.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
