Définition du Littré : Barrer
Barrer
Nature : v. a.
Prononciation : bâ-ré
Etymologie : Barre ; Berry, baré, bigarré ; provenç. et espagn. barrar ; ital. barrare.
Fermer avec une barre. Barrer une porte.
Terme de marine. Barrer un bâtiment, donner au gouvernail un mouvement trop fort sur un bord ou sur un autre.
Remuer avec une barre les poches contenant la soie dans un bain de teinture.
Intercepter. Barrer le passage à ceux qui viennent. Une rivière barrait le chemin à l'armée.
En termes de vétérinaire, barrer la veine, extirper une veine superficielle, et lier les deux bouts du vaisseau ; opération que les maréchaux pratiquaient autrefois pour des engorgements des extrémités, et qui est justement abandonnée.
Faire des lignes ou ratures sur des passages d'écriture pour les annuler. On barra deux clauses dans l'acte. Barrez ces trois mots.
En termes de chasse, barrer une enceinte, la traverser avec un limier pour tâcher de mettre le cerf debout.
Au jeu de creps, annoncer, quand les dés sortent du cornet, qu'on annule le coup.
Se barrer, v. réfl. Se fermer le chemin.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
