Définition du Littré : Peindre
Peindre
Nature :
Prononciation : pin-dr'. Les formes en gn se confondent
Etymologie : Wallon, pôd, pond ; bourguig. poindre ; provenç. pegner, penher, pencher ; ital. pignere, pingere ; du lat. pingere ; sansc. piç, pinç, former, figurer.
Représenter une personne, une chose par des lignes et des couleurs. Peindre un homme, un arbre, un lion, un paysage.
Peindre une galerie, un plafond, les orner par la représentation de diverses figures.
Couvrir de couleurs. Peindre une boiserie, un mur en blanc, en gris.
Il se dit aussi des couleurs que répand la lumière.
Écrire, former les lettres, les caractères.
Terme de tapisserie. Faire le fond du papier, ce qui s'exécute avec des brosses rondes sans manche et montées de soies courtes.
Fig. Décrire, représenter vivement par le discours.
Représenter l'image, imiter.
Se peindre, représenter à soi-même, s'imaginer.
Se peindre, v. réfl. Faire soi-même son portrait. Voilà son portrait, c'est lui-même qui s'est peint.
Être peint, figuré comme par la peinture. Les objets se peignent au fond de l'oeil sur la rétine comme sur une toile.
Poétiquement, être orné.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
