Définition du Littré : Penser
Penser
Nature : v. a.
Prononciation : pan-sé
Etymologie : Génev. penses-tu de sortir dimanche ? se penser, croire, imaginer : je m'étais bien pensé qu'il pleuvrait ; provenç. pensar, pessar ; espagn. et portug. pensar, pesar ; ital. pensare, pesare ; du lat. pensare, proprement peser, puis examiner, apprécier, fréquentatif de pendere (e bref), suspendre au bout de son bras, soupeser, peser.
Trouver en réfléchissant, imaginer, combiner (ce qui est le sens le plus voisin du latin pensare, peser, méditer). J'ai pensé une chose qui vous tirera d'affaire.
Avoir dans l'esprit.
Dans le style philosophique. Penser une chose, en faire une pensée, une idée.
Croire, juger. Je pense mes raisons meilleures que les vôtres. Je ne sais qu'en penser. Il est difficile d'en penser du bien. Je n'en pense ni bien ni mal.
V. n. Exercer son esprit en combinant des idées.
Former en son esprit des pensées, des idées.
Croire, juger.
Avoir telle ou telle opinion, manière de voir.
Réfléchir.
Raisonner.
Penser suivi, sans préposition, d'un verbe à l'infinitif, avoir une idée, une opinion dans l'esprit.
Penser suivi de à, avec un substantif ou un verbe, réfléchir à, songer à, se souvenir de.
Être sur le point de, en parlant des personnes et des choses.
Se penser, v. réfl. Croire de soi, sur son compte.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
