Définition du Littré : Bercer
Bercer
Nature : v. a.
Prononciation : bèr-sé ; le c prend une cédille devant u
Etymologie : Bourguig. breussé ; wall. bilsi, bilzî ; provenç. bursar, bressar (voy. ).
Balancer dans un berceau. On berce les enfants pour les apaiser et les endormir.
Par extension.
Fig. Endormir, adoucir. On m'a conté qu'au bord du Gange assis, Des exilés, gais enfants de la Seine, à mes chansons, là, berçaient leurs soucis, BÉRANG., Couplets à des habit. de Maurice.
Amuser d'espérances. On le berçait de vaines promesses. Un espoir frivole le berça longtemps.
Terme de gravure. Bercer une planche, la préparer avec le berceau.
Se bercer, v. réfl. Il se berçait dans son hamac.
En termes de manége, on dit qu'un cheval se berce lorsque, pendant ses allures, son corps éprouve un balancement latéral très prononcé.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
