Définition du Littré : Piller

Piller
Nature : v. a.
Prononciation : pi-llé, ll mouillées, et non pi-yé
Etymologie : Wallon, pii ; provenç. pilhar, pillar ; esp. pillar ; port. pilhar ; ital. pigliare, qui signifie prendre (d'où, au XVIe siècle, quand les italianismes abondaient dans le français, piller patience, YVER, p. 564) ; du lat pilare, voler, piller. L'l mouillée dans toutes les langues romanes suppose probablement une forme pileare.

Voir les citations du mot Piller

Dépouiller, avec violence, de ses biens une ville, une maison, etc.

Enlever, emporter par pillage.

Commettre des exactions, des concussions. Les provinces étaient pillées par les proconsuls romains.

En fait de littérature et de beaux-arts, prendre chez autrui des choses qu'on donne comme siennes.

En parlant des chiens, se jeter sur les animaux, sur les personnes.

À certains jeux de triomphe, piller ou faire pille, avoir le droit, dans certains cas, de prendre pour soi toutes les cartes d'une même couleur.

Se piller, v. réfl. Se prendre l'un à l'autre ce que l'on a.

Attention  Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.

Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.

Le Littré : Le dictionnaire de Référence de la langue française