Définition du Littré : Aboyer

Aboyer
Nature :
Prononciation : a-bo-ié et a-boi-ié ; la prononciation v
Etymologie : Berry, abayer ; de ad, à, et baubari, aboyer ; grec ; allem. bellen. Le simple baier était aussi usité dans l'ancien français.

Voir les citations du mot Aboyer

V. n. Se dit du cri du chien et de quelques autres animaux du même genre ; le renard par exemple. Le chien aboie. Le chien du garde aboie au voleur, après le voleur, contre le voleur. Quoi ! mes chiens même aboient après moi.

Fig. Crier contre quelqu'un, invectiver, faire des réclamations.

Aboyer après, poursuivre ardemment. Aboyer après une place. Cet ambitieux aboie après les grandeurs.

V. a. Les chiens aboyaient le renard. Aboyer quelqu'un, invectiver contre lui. Aboyer une place, la poursuivre avec passion. Dans cette phrase de Diderot : Aboyer peut être transitif direct ou indirect : il aboie moi ou il aboie à moi.

S'aboyer, v. réfl. C'est ou aboyer soi ou aboyer à soi.

Proverbes. Tous les chiens qui aboient ne mordent pas, c'est-à-dire tous les gens qui menacent ne sont pas à craindre.

Attention  Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.

Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.

Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot. Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.

Le Littré : Le dictionnaire de Référence de la langue française