Définition du Littré : Abréger
Abréger
Nature : v. a.
Prononciation : a-bré-jé. L'é se prononce è quand il est
Etymologie : Provenç. et espagn. abreviar ; ital. abbreviare ; bas-lat. abbreviare ; de ad, indiquant la direction de l'action, et brevis, bref (voy. ).
Rendre bref, réduire à une moindre étendue, à une moindre longueur. Abréger le temps. Éclaircir et abréger le discours. Abréger une narration. Voulant abréger son humiliation.
Faire un abrégé. Cet auteur a abrégé lui-même son livre.
Faire paraître moins long. La conversation abrége le chemin.
Faire brève une syllabe. Quelques personnes abrégent l'o dans rôti, et disent roti.
V. n. Chemin qui abrége.
Faire court, s'exprimer en peu de mots. En abrégeant. Abrégeons. J'abrége et je poursuis.
S'abréger, v. réfl. Devenir plus court. La vie, déjà si courte, s'abrége souvent par les excès de tout genre.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
