Définition du Littré : Accommoder
Accommoder
Nature : v. a.
Prononciation : a-ko-mo-dé ; quelques-uns prononcent a-k
Etymologie : Bourguign. equemodai ; Berry, acmoder ; wallon, k'moide ; d'accommodare, de ad, à, et commodus (voy. ).
Donner de la commodité, de l'aisance, convenir. Quand cela vous accommodera. Des terres qui l'accommoderaient le mieux du monde. De manière à accommoder tout le monde.
Arranger, agencer, ajuster. Accommoder sa maison, son jardin. Accommoder ses affaires, les mettre en meilleur état.
Accommoder, apprêter, en parlant d'un mets. Que voulez-vous qu'on vous accommode pour votre dîner ? Accommoder des champignons.
Coiffer, arranger des cheveux. Accommoder une perruque. Accommoder quelqu'un. Il est allé chez le coiffeur se faire accommoder.
Bien accommoder, bien traiter. Cet aubergiste accommode bien ses hôtes. Ce marchand accommode bien ses pratiques.
Concilier, terminer à l'amiable. Accommoder un procès, une affaire. Accommoder deux adversaires.
Céder par vente ou autrement à quelqu'un un objet qui lui convient. Je vous prie de l'accommoder de ces objets qu'il désire. Le libraire l'accommoda de très beaux livres.
Conformer, approprier. Accommoder son discours aux circonstances. Il accommodait les lois à ses passions.
Se donner des commodités, des aises. Voyez comme il s'accommode.
Bien s'accommoder, devenir riche. Je l'ai vu pauvre, mais il s'est bien accommodé.
Se concilier. Ils se sont accommodés. Leur différend s'accommodera.
S'accommoder à, se conformer à.
S'accommoder de, accepter avec facilité et sans humeur. Il s'accommode de tout. C'est un homme dont je m'accommodais très bien.
S'accommoder d'une chose, l'acheter, l'acquérir. Il s'en accommoda au prix qu'on voulut.
Proverbes. On l'a accommodé tout de rôti, c'est-à-dire on l'a fort maltraité.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
