Définition du Littré : Accoter
Accoter
Nature : v. a.
Prononciation : a-ko-té
Etymologie : Norm. acout, appui, acouter, appuyer ; wallon, ascot, appui, ascoter, accoter. Dans le génevois, il y a cotte, étai, cale, cotter, serrer, assujettir ; dans le franc-comtois, coute, appui. Notre verbe vient donc de à et d'un radical cote ou cotte, radical qui est sans doute celui du verbe cotir (voy. ). Dans l'ancien français il est souvent difficile de distinguer accoter et accouder, qui se disait acouter.
Soutenir à l'aide d'une cale, appuyer par côté. Accoter sa tête. Accoter un pot, de peur qu'il ne se renverse.
S'accoter, v. réfl. S'accoter contre une muraille.
V. n. Être couché sur le côté par la force du vent, en parlant d'un navire.
En horlogerie, frotter l'une contre l'autre, en parlant des pièces.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
