Définition du Littré : Acquitter
Acquitter
Nature : v. a.
Prononciation : a-ki-té
Etymologie : Provenç. aquitar ; espagn. aquietar ; bas-latin, acquitare, de ad, à, et quittare, quitter (voy. ).
Rendre quitte, libérer une personne ou une propriété. Il a acquitté son ami, sa famille. Il devait sur sa charge, mais il l'a entièrement acquittée. Acquitter un débiteur, payer ses dettes.
Payer. Il a acquitté toutes les dettes de sa famille. Acquitter la dîme, les frais de la condamnation, un legs.
Acquitter une lettre de change, un billet, un mémoire, en constater le payement en mettant au bas pour acquit et signant au-dessous.
Fig. Acquitter un voeu, acquitter une dette de reconnaissance. Rien ne saurait m'acquitter envers vous.
Acquitter sa conscience, faire ce à quoi la conscience oblige.
Acquitter, déclarer non coupable. L'accusé fut acquitté.
Se libérer de ce qu'on doit. S'acquitter de ses dettes. Il s'est acquitté envers vous. Il songeait à s'acquitter de ce qu'il devait à César.
S'acquitter de. Satisfaire à un devoir, une obligation.
S'acquitter d'une chose, la faire, l'exécuter. Il veut danser, mais il s'en acquitte mal.
Au jeu, s'acquitter, regagner ce qu'on avait perdu, et rester quitte à quitte. Il a joué avec lui jusqu'à ce qu'il se fût acquitté.
Au jeu de billard, s'acquitter, jouer le premier coup. On dit plus ordinairement, donner l'acquit.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
