Définition du Littré : Affaiblir
Affaiblir
Nature : v. a.
Prononciation : a-fè-blir
Etymologie : À et faiblir ; picard, affleboyer ; bourguig. éfoibli ; provenç. afeblir, aflebir, afflebleiar. Il y avait deux formes en vieux français et en provençal : afeblir ou afoiblir, suivant les dialectes, et afebloier ou afoibloier. La première seule a survécu, sauf dans le picard, où la seconde est conservée.
Rendre faible, au propre et au figuré. Affaiblir le corps. L'âge affaiblissait son esprit. Affaiblir un malade par la saignée et par la diète. On avait affaibli la garnison par des détachements. L'usage des lunettes affaiblit quelquefois la vue. Affaiblir la puissance d'un État. Pour ne pas affaiblir sa gloire. Affaiblir l'autorité d'un témoignage.
Affaiblir se prend aussi absolument. Trop retoucher un ouvrage, c'est moins retoucher qu'affaiblir.
Affaiblir les monnaies, les espèces, en diminuer le poids ou le titre.
S'affaiblir, v. réfl. Devenir faible, au propre et au figuré. Ses forces s'affaiblissent. Sa douleur s'affaiblit. J'ai vu nos espérances s'affaiblir. La raison de son père s'était affaiblie. Nous laissons s'affaiblir l'autorité.
En peinture et gravure, affaiblir marque l'abus ou l'exagération de l'adoucissement ; en architecture, c'est diminuer l'épaisseur d'un mur ou la grosseur d'une pièce de charpente.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
