Définition du Littré : Anéantir
Anéantir
Nature : v. a.
Prononciation : a-né-an-tir
Etymologie : Provenç. anientar ; ital. anientare ; de à et néant, à l'aide de la terminaison verbale ir. On disait dans l'ancien français anientir et anienter.
Faire rentrer dans le néant. Dieu peut anéantir l'univers.
Détruire. Les barbares ont anéanti l'empire romain.
Fig. Jeter dans un accablement profond. J'ai vu des femmes que la crainte de la douleur anéantissait.
Fig. Anéantir un acte. Anéantir une coutume.
S'anéantir, v. réfl. Devenir à rien. Que d'empires se sont anéantis ! Cette objection s'anéantit d'elle-même.
En termes de dévotion, s'abaisser, s'humilier devant Dieu.
Certains sens des définitions du Littré seraient dans un dictionnaire
actuel marqués par un terme d'usage du type "discriminant" , "péjoratif" ou "raciste" ce qui n'était pas de règle à l'époque du Littré.
Les définitions sont issues du Littré et reflètent un état de la langue française classique et du bon usage littéraire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Étymologie : n.f (du grec etumos , vrai et logos science : Etude scientifique de l'origine des mots, origine ou filation d'un mot.
Elle s'appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l'évolution sémantique des termes envisagés.
